RACINES

Racines, aurait pu être le sous-titre du dernier livre de Bernadette Pécassou Je suis de celles qui restent, chez Flammarion. Roman intime d’un accent dont l’auteure s’est refusée de se séparer. Naturellement, c’est plus complexe. Naturellement l’accent de Bernadette est un prétexte (encore que !), mais il revient. Il est là et colle parfaitement au titre du roman. Œuvre intime qui en dit long sur le rapport de notre inconscience à nos racines. Il y a dans ce roman comme un appel. Une volonté à travers la fiction (très souvent bonne révélatrice de nos ombres), de ne pas oublier, que l’uniformatisation de notre société, de nos codes, ne sert aucun citoyen.

L’enquête menée  par Alice, notre personnage principale, après avoir reçu un mystérieux paquet quelques jours après le décès de son mari est le fil d’Ariane qui mène aux sources. C’est me semble-t-il toute la puissance littéraire de l’auteure d’œuvrer ainsi. La mythologie humaine n’est pas loin, et le Minotaure sur ses gardes. Nos monstres surveillent les entrées de l’enfer dans lequel nous nous perdons…

Bernadette Pécassou, de sa plume, ose nous enivrer part ses temps de chaleur comme pour mieux  nous perdre dans sa littérature. Attention, il n’est pas ici question de brouillon, d’entourloupe, mais bien de littérature.

Le charme est là et je n’en dirais pas plus, à quoi bon d’ailleurs ? Puisque vous allez lire ce livre qui a le mérite de pouvoir se lire aussi bien sur le sable, sur l’herbe, assis face à la montagne. Partout. Et s’est réconfortant. 

R    E    G    A    R    D    E    Z       L    E    S      H    O    M    M    E    S       D    A    N    S    E    R