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En Culture Buissonnière

Retour au futur

Parce que l’on encadre bien les expos

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Voulez-vous jouer avec moi ? C’est un peu de cela, mais là c’est pour les grands, et particulièrement pour Nathan Sawaya pour qui, le  Lego, ce fameux  cube (qui n’en est pas un) qui a révolutionné l’art de la construction entre les mains d’enfants, futurs architectes, est devenu outil artistique.

C’est encore à la Porte de Versailles qu’il faut aller pour découvrir The Art of the Brick. Pavillon 8A.

La liste est impressionnante, comme un film hollywoodien, un millions de briques, cent créations, 1 500 mètres carrés d’expositions… La brique a de l’avenir ! Un bonheur pour le plus grand nombre et pas seulement pour les enfants.

Nathan Sawaya revisite les classiques sans être passé par la case Beaux Arts. Avocat de formation il n’a jamais oublié qu’enfant, le Lego faisait déjà parti de son univers.

A découvrir donc, Le Penseur de

Rodin, la Vénus de Milo ou encore Le Cri d’Edvard Munch, la rosace nord de la cathédrale de Chartres ou encore le squelette de dinosaure T-Rex de 6 mètres… Tout un art, tout un univers pour cet artiste qui n’a pas eu peur de quitter la grisaille juridique pour la couleur enfantine et faire d’un jeu, un outil artistique que plus de 2 millions de visiteurs à travers le monde ont vu.

Et vous ! Qu’attendez-vous ?

Vous avez jusqu’au 30 août pour vous décider.

R    E    G    A    R    D    E    Z       L    E    S      H    O    M    M    E    S       D    A    N    S    E    R        

Lascaux se déplace à Paris, plus exactement à la Porte de Versailles, dans le Hall d’exposition pavillon 8B. Une aventure archéologique comme il se doit, que vous pouvez découvrir jusqu’au 30 août 2015

Une grotte reconstituée. Un froid qui vous saisit, glaçant (légèrement supérieur à celui de l’original) vous mettant tout de suite en situation. On s’imagine, dans ce labyrinthe d’un peu plus de 1500 mètres carré, traverser le temps, se retrouver avec ces enfants en 1940, yeux écarquillés,  découvrant l’improbable. Les signes du passé.  On touche du doigt, manière Michel-Ange le TEMPS.

Il est là dans ces dessins. Ils nous questionnent plus qu’on les regardent. Le futur transpire dans la préhistoire racontée. D’ailleurs ne vous y trompez pas, ils sont là, et nous observent, figés, naturellement, mais parfaitement reconnaissables. Quatre statues Cro-Magnon, réalistes (bravo à la sculptrice Elisabeth Daynes). Ils nous interrogent de leurs passés.

Les reproductions picturales fouettes le sang. Elles sont d’une minutie qui rend hommages à ses peintres des premiers temps.

Il y a dans le cheminement de l’exposition bien plus qu’une représentation culturelle d’un haut lieu de la préhistoire reconstitué au 1/10 de sa grandeur. Il y a  la compression de l’Histoire entre eux et nous ! Le futur est là dans cette exposition, niché  dans les silences de Lascaux 3 - Qui a voyagé bien avant de se poser à Paris - et que l’on peut admirer de mille façons tout en interrogeant cet espace-temps qui nous sépare d’eux. Drôle de voyage. Impressionnant et qui continue à nous questionner à la sortie de l’exposition.

Il n’y a pas de limite. Nous sommes comme le penseur de Rodin, en réflexion. Que peuvent-ils penser de nous ? Naturellement tout cela n’est que le délire  d’un visiteur face à cette  merveilleuse exposition qui reproduit à la perfection les peintures rupestres datant de 14 500 ans avant JC , mais tout de même ! Elles nous interrogent ses peintures, ses traces. Ils sont là , les chasseurs, dans les dessins, la reproduction de divinités ailées. Leurs présences nous questionnent. Et oui, qu’avons nous fait de leurs héritages ?

Sommes-nous dignes de leurs futurs ?

 

Lascaux à Paris